Toi, te rappelles-tu d’avoir Ă©tĂ© dans une situation et de te dire « Ăa ne passera jamais. »  ou « J’peux pas croire qu’un jour je ne me sentirai plus comme ça. »
Je l’ai vĂ©cu, ça, dans mes pĂ©riodes de dĂ©pression et d’anxiĂ©tĂ©. Me demander comment cela finirait par passer.  Par quel miracle je changerais d’Ă©tat intĂ©rieur.  Il arrive aussi que ce soit des conditions moins extrĂȘmes qui apportent ce doute.  Comme la sinusite que j’ai eue pendant les 4 derniĂšres semaines.
Entre  une dĂ©pression et une sinusite, il y a quand mĂȘme une marge, tu m’diras.  Et je suis tout Ă fait d’accord.  Mais quand tu n’files pas, que ton esprit est embrouillĂ©, que tu t’empiffres de machintrucsinus et que tu carbures au sinus-rince sans sentir que ton Ă©tat s’amĂ©liore, tu te retrouves dans ce foutu tunnel sans la lumiĂšre qui clignote au bout !  Le fond du nez te brĂ»le, la tĂȘte veut t’Ă©clater, tu as autant d’Ă©nergie qu’une veilleuse dans un centre d’achats, alors pour l’optimisme, soyons honnĂȘte, c’pas l’PĂ©rou!
On pourrait croire que plus on a visitĂ© la noirceur, moins on devrait ĂȘtre affectĂ© par les petits soucis de santĂ©.  Ben ça a tout l’air que non!  En tout cas, c’n’est pas une loi universelle.  J’ai mĂȘme Ă©crit Ă ma mĂšre « J’vais pas mourir hein ? » .  Tant qu’Ă faire dans le pathĂ©tique, allons-y Ă fond.  All in đ
La bonne nouvelle?  Ăa a passĂ©.  Eh oui, fidĂšle Ă ma devise du « Tout passe ».
C’est comme l’hiver.  On a l’impression qu’il s’accroche et que JAMAIS il ne va arrĂȘter de nous envoyer de la neige.  à chaque soubresaut de semblant de printemps, on se dit que ça y est.  Qu’il arrive de bon pied.  Puis, un petit -10 degrĂ©s vient nous refroidir l’Ă©lan du costume de bain.
Quand on sera en sueur, la face dans le ventilateur, en plein coeur des canicules estivales, on se souviendra Ă peine qu’on ne pouvait endurer le froid. Â Alors faisons donc le plein de fraicheur. Â On s’en injectera une petite dose au moment opportun.
Je t’Ă©cris tout ça et je ne peux passer sous silence le dĂ©fi d’une petite famille qui vient de se demander, tout au long des 10 derniers mois, si cela passerait.  En mai, le petit bonhomme de mon ami Richard et de sa conjointe Caroline est entrĂ© Ă l’hĂŽpital car il Ă©tait sans cesse Ă bout de souffle.
La visite d’urgence s’est transformĂ©e en hospitalisation permanente.  BranchĂ© Ă un coeur mĂ©canique – appareil est devenu son support de vie – Francis a vu les jours dĂ©filer sans savoir quand il retournerait jouer dehors, rentrerait Ă la maison avec ses parents pour rejoindre ses deux frĂšres et son chien.  Il a fĂȘtĂ© ses 8 ans lĂ -bas.  Son rĂȘve Ă©tait de ne pas y cĂ©lĂ©brer ses 9 ans.
Il y a un peu plus d’une semaine, un coeur qui pouvait enfin lui ĂȘtre dĂ©diĂ© lui a Ă©tĂ© transplantĂ©.  OpĂ©ration rĂ©ussie avec grand succĂšs.  Il pourra bientĂŽt rentrer Ă la maison.  Mais la maison risque de ne pas ĂȘtre prĂȘte Ă l’accueillir.  Il y a eu inondation et l’inspection a rĂ©vĂ©lĂ© des traces de pyrite dans le plancher de bĂ©ton du sous-sol.
On comprend que pour que Francis se rĂ©tablisse, toutes les conditions de vie doivent ĂȘtre saines et sĂ©curitaires.  Propices Ă une pleine guĂ©rison.
C’est pour aider cette famille Ă ĂȘtre Ă nouveau rĂ©unie que l’opĂ©ration « Mission Francis rentre Ă la maison » Ă Ă©tĂ© mise sur pied. Nous vendons donc des tuiles au coĂ»t de 25$ la tuile.  C’est une tuile symbolique et c’est 1320 tuiles qu’il nous faut vendre.  En une semaine, nous avons recueilli 11 000$.  C’est inespĂ©rĂ© et incroyable de rĂ©aliser la sensibilitĂ© et le dĂ©sir de contribuer des gens de coeur.  Mais c’est encore moins de la moitiĂ© que ce dont nous avons besoin pour effectuer tous les travaux requis.
Si cette cause vous touche, vous interpelle et que vous souhaitez y participer, je vous invite Ă communiquer avec moi. Â Alors que tant de choses vont mal dans ce monde qui nous entoure, faire ce geste si porteur apporte une plus belle lumiĂšre, une tuile Ă la fois.
Je vous souhaite un week-end radieux âïž
Chaleureusement,
Sonia




