Cette porte que j’ai reçue sur le nez… Outch ego !

Allô !

As-tu déjà reçu ça, une porte sur le nez?

Ben moi je peux te le dire, recevoir une porte sur le nez, des fois, ça fesse !

Je pars souvent de mes expériences personnelles dans mes textes et sur mon balado…. Tout simplement parce qu’elles sont la source de mes plus grands apprentissages.

Et ce que je viens de vivre, c’est à la fois une belle expérience ET une pichenote sur le bord de mon orgueil !

Imagine-toi qu’en novembre, je reçois un appel d’une amie d’enfance ! Elle me propose un projet et je suis « approuvée » :  je vais collaborer à un show de télé.  Oui oui, moi-même !!  C’est sûr que dit d’même ça a l’air plus BIG que le rôle qui m’était destiné.  Mais quand même !  Je devais avoir un rôle de coordo auprès des artistes qui allaient être impliqués dans la dite-émission…. C’était tout nouveau comme mandat, créé sur mesure.

J’étais très excitée par cette opportunité :

  1. Ça me permettait de connaitre l’envers du décor et, comme je suis de nature exploratrice et curieuse, ça me stimulait beaucoup.
  2. Je serais appelée à faire ce que j’aime : accompagner des gens à mieux gérer et relativiser les différentes situations et évènements qu’ils auraient à vivre.

BINGO !  Trop cool.

Visite des lieux en décembre, rencontre avec les producteurs impliqués et les autres employés avec qui j’aurais à intervenir, tout baigne.  Et je me dis « Je vais être bonne là-dedans!  Cool comme expérience! »

Donc, je fais mon entrée officielle le 5 janvier.  C’est la frénésie dans la cabane !  Première et grosse journée d’une aventure qui durera 12 semaines !  Tout le monde a l’adrénaline dans le plafond !  Belle ambiance.

J’apprends les technicalités que je dois vite maitriser, les informations essentielles pour me coordonner avec mes patrons.  On ne parle pas ici de science nucléaire mais quand même, si tu te trompes de piton ou de personne, tu peux faire de la schnoute, ce que je ne veux surtout pas.

Je finis à 1h15 du matin, je me couche à 2h00 et je ne m’endors pas… Je me demande si j’ai fait comme il faut, si je vais apprendre vite, si finalement je vais assez bonne, compétente autant que je le voulais et pensais pouvoir l’être.

Je repars vendredi pour mon 6 à minuit.  C’t’un drôle d’horaire pour une quinquagénaire qui se couche à 9h00 d’habitude !  Je n’ai pas grand-chose à faire… J’aide d’autres personnes et je fais quelques interventions… Je me trompe un peu mais sans plus.  On me dit que c’est normal, que je commence, qu’y faut pas que je m’en fasse autant….

Mais au fond de moi, je suis sur le qui-vive.  J’ai l’impression que je ne suis pas dans ma zone.  L’impression qu’une petite voix essaie de me dire quelque chose mais que je chante très fort pour ne pas l’entendre.  J’ai pas vraiment de place pour m’installer, où je me sens bien.  Mais on est jour 2 !!!  Je me répète ça pour me rappeler que je ne peux pas déjà tout savoir et être en pleine confiance et qu’ils ne peuvent pas encore me connaitre et avoir perçu que dessous mon insécurité, il y a quelqu’un qui peut faire une bonne job.

Je reviens ce soir-là et, comme la veille, je me repasse la soirée et un doute s’installe…. Peut-être que je ne suis pas la bonne personne, que je ne suis pas celle dont ils ont besoin, que je suis plus lourde qu’aidante, que que que…. Bref, je dors mal.

Au réveil, j’appelle la productrice pour l’informer de ma soirée. On clarifie certaines demandes, on voit ce qui pourra être fait le soir-même et bingo.

Je parle avec mon chum de ma soirée, des doutes qui m’ont traversé l’esprit pendant la soirée et la nuit.  Il ne voit pas de problème, de son point de vue tout est beau.

Le téléphone sonne, la productrice est au bout du fil et m’annonce qu’après une rencontre avec l’équipe, le concept du rôle que j’occupais était une fausse bonne idée.  Que mon contrat se terminait immédiatement.  « Rien de personnel à toi, je t’assure, mais ça ne fonctionnera pas. » Tout ça avec douceur et respect.  Et ça me frappe comme un deux par quatre dans le front.

Paf!  2 mois à penser à ça, à me voir faire ça.  À me trouver donc chanceuse d’avoir cette opportunité.  À me dire que c’était une belle porte d’entrée pour des mandats différents, diversifiés et super stimulants.

Je suis finalement la plus rapidement évincée d’une téléréalité !  Je ris, mais j’ai ressenti toutes sortes d’émotions:

De la gêne parce que j’avais annoncé à quelques personnes ce à quoi je participais.

De la déception envers les ceux et celles qui tripaient avec moi dans ça.

Une certaine humiliation de m’être pensée à la hauteur et que finalement, ça ressemblait plus à une débarque qu’à une réussite…

Et je me suis dit que le petit Jésus me punissait d’avoir prêché par orgueil et de m’être dit que je serais bonne…

Ensuite, ce qui est monté, c’est de la compassion pour tous les exclus de ces émissions. OUF!  Imagine-toi que j’avais toutes ces émotions qui se passaient la puck d’un bord à l’autre et À PEU PRÈS PERSONNE N’ÉTAIT AU COURANT !  Quand 500 000 personnes te regardent chaque soir, que tu es connue et suivie, je comprends que ça te scratche l’ego!!  Tu vas me dire qu’ils savent dans quoi ils s’embarquent…. Mais je ne suis pas certaine qu’on peut être aussi conscient de l’enjeu qui est là, sur l’estime et l’image de soi.

On a beau avoir fait du travail sur soi pour avoir une meilleure gestion émotionnelle, une plus grande confiance et des réactions plus matures devant les événements de la vie, on demeure vulnérable.  Et souvent j’ai l’impression que ce que j’expérimente me sert à mieux comprendre ce que les gens que je rencontre vivent : être laissé, perdre son emploi, voir une amitié se terminer…

Bref, pour clore le chapitre, il fallait que je me pose les questions suivantes :

Qu’est-ce qui m’appartient et ne m’appartient pas?

Qu’est-ce que cette situation avait à m’apprendre ?

Quel est le cadeau mal emballé que cette situation représente?

J’ai déjà trouvé quelques réponses…. Et je laisse tout ça se déposer pour faire émerger les autres.

Et comme on le dit si bien, quand une porte se ferme, une autre s’ouvre… Je suis prête !

À bientôt,

Sonia

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2 réponses

  1. Très beau texte, on comprend l’histoire sans utiliser 1 million de mots. L’écriture du vécu de cette expérience, va t’aider et nous aider à comprendre pleins choses et l’appliquer dans notre vie. Une autre porte pour toi s’ouvrira

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