« Je m’accroche les pieds ici-bas ». J’écoute les Cowboys Fringants et je pleure…

« Je m’accroche les pieds ici-bas ». J’écoute les Cowboys Fringants et je pleure…

Allô!

Comment ça va ?

Je sais qu’on ne vit pas tous les mêmes périodes estivales et, comme pour Noël, autant c’est le bonheur pour les uns, autant ça peut être l’enfer pour les autres.  Malheureusement.

Je vous partage une tranche de vie.  En toute simplicité.

En fait, j’ai passé le dernier week-end au Lac-St-Jean, dans ma grande famille maternelle.  C’était le 49e rendez-vous du camping familial annuel.  49 !  Le premier, j’avais 4 ans et je m’en souviens encore !  Le Nouveau-Brunswick sous la pluie en « tente à terre »!Quand on a quitté le Lac lundi matin, en roulant dans le parc, commence cette chanson des Cowboys  (chanson Ici-bas) .

Mon chum me dit que, quand il l’entend, il pense à moi. Et, pour une enième fois, ça me frappe encore combien je suis chanceuse. Et l’émotion monte sans avertir. Il me regarde pleurer sans trop comprendre. C’est qu’en moi, un de ces moments d’intense reconnaissance monte. D’infinie gratitude.

Aujourd’hui, mon élan est de vous parler de communauté. De troupe.  De famille.  Qu’elle soit biologique ou non.

Cette annnée, il nous manquait une quinzaine de personnes (à cause du mot en C) et malgré ça, nous étions une super belle gang festive et heureuse d’être ensemble.  Des partages, des échanges d’idées, des nouvelles naissances, des nouvelles rencontres, des absences qui pincent encore… Et des rires! Beaucoup beaucoup de rires.

Pis notre belle grande tablée du samedi soir, les tables de pique-niques toutes enfilées une à la suite de l’autre pour y placer la soixantaine de « nouzôtres » tissés serrés.

Je sais que je suis parmi les « élus » de pouvoir dire: J’ai une famille extraordinaire.

Et ça me ramène à une époque où dans une formation que je suivais, on m’avait dit que toutes les familles étaient disfonctionnelles et que je me faisais croire que la mienne était plutôt pas pire sur le plan de la « fonctionnalité »!  Bien, 15 ans plus tard, je persiste et signe:  elle n’est pas parfaite, ma famille.  Elle a des failles, des idées arrêtées (des fois 😉), quelques opinions tranchées et des petits élans d’orgueil.  Qui n’en a pas?  Mais elle prend soin les uns des autres.  Annonce Présent! quand il y a besoin et Bravo! quand l’un de nous se réalise, se dépasse.

Et mes larmes faisaient écho à cette prise de conscience de « Je ne suis jamais seule. »  Même si je me suis déjà sentie isolée, déboussolée, extraterrestre, sans filet de sécurité, ça n’a jamais été vrai. J’ai toujours eu cette ressource naturelle inépuisable ici, à côté. La présence, l’amour, le soutien des miens.

En fait, c’est à cette conclusion que j’en viens:  la qualité de ma troupe n’est pas autant dans ce qu’on fait ou dit.  C’est dans l’intérêt que chacun porte à l’autre peu importe son âge, son cheminement, son statut de « famille directe » ou « de la fesse gauche ».

Pour certaines d’entre vous, vous avez réussi à créer ces cellules et clans avec vos amis, vos voisins, vos collègues.  Peu importe qui compose votre famille à vous, assurez-vous de leur offrir votre véritable intérêt et votre considération.   La force de notre groupe est proportionnelle à l’énergie qu’on y investira.  Ça n’a tout simplement pas de prix…

Ça a une valeur infinie.

 

Sonia

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