Bon début de semaine,
En tout premier lieu, je te laisse le choix de lire ou d’écouter. Ce texte, je le partage en audio sur mon balado « Ça dépend de toi! ». Tu peux le retrouver ici balado
Je commence par un petit partage perso sur un évènement que j’ai vécu la semaine dernière. Lors d’un grand déjeuner de réseautage, mon accompagnement a été reconnu par deux entrepreneurs. Laisse-moi te dire que si j’aime bien jouer à l’animatrice quand j’anime une séance quelconque, je me sens beaucoup moins bien quand je dois recevoir de la reconnaissance en public alors que je ne m’y attends absolument pas.
Mais ce sont de belles surprises, tu m’diras. Oui, en effet. Et dans cette phrase, il y a le mot « surprise ». Donc, je n’ai pas eu le loisir de me préparer à la recevoir. Ce qui fait que mes émotions prennent le dessus, je deviens « surconsciente » de ma face et de mes réactions et j’ai cette impression que mon sentiment intérieur et ma projection physique ne sont pas en cohérence.
Mais il y a une autre raison, je crois. Parce qu’évidemment, je me suis analysée! Ce que ça me dit est que je ne prends pas l’évolution de mes client.e.s sur moi. Je ne me sens pas responsable ou déterminante dans celle-ci. À mes yeux, ce sont ces personnes elles-mêmes qui font le gros du boulot. De mon côté, j’écoute, j’explore, j’amène à aller plus loin et je propose des exercices et actions pour pousser la démarche.
Ce préambule m’amène au point central de ma correspondance du jour: peu importe ce qu’on accomplit, ce qu’on réalise et dépasse, il est bien rare que ce ne soit l’oeuvre que de nos seuls efforts! On entend le self-made man ou self-made Woman, expression proclamée pour dire qu’on est parti de rien et qu’on a un grand succès. Donc, qu’est-ce qui se cache derrière ces réalisations individuelles?
D’abord, il y a évidemment les qualités et compétences qui nous sont propres. Parfois elles sont si naturelles qu’elles demandent peu d’efforts alors que dans d’autres cas, c’est le résultat d’une très grande détermination. Si je me prends comme exemple, je n’ai pas la fibre entrepreneuriale. Je suis travailleuse autonome, mais je n’ai pas les réflexes spontanés d’une femme d’affaires qui voit et crée les opportunités, qui développe des processus de vente et utilise des stratégies marketing innovantes. Cependant, j’aime profondément ce que je fais et je m’applique à le faire du mieux possible.
Aussi, il y a les contextes. On aura beau dire que si tu veux, tu peux, il n’en demeure pas moins que là aussi, ça prend un certain timing, une certaine personnalité et je dirais même des planètes alignées !! Une personne de mon entourage a créé, il y a plus de 20 ans, un concept de sous-vêtements ultra confortables pour hommes. Avec son partenaire, ils avaient bâti tout le concept et faisaient des envois postaux. Certaines difficultés logistiques les ont amenés à laisser ce volet de leur entreprise de côté. 20 ans plus tard, avec internet et de l’audace, 4 jeunes hommes lancent ManMade avec le succès qu’on leur connait! Sont-ils vraiment meilleurs? Je ne saurais dire. Mais le timing et la technologie ont certainement servi à ces derniers.
Et que dire des gens qui croiseront notre route ou dont nous croiserons la leur pendant ce démarrage d’entreprise! Ils ne sont pas à négliger. Nous avons besoin d’appuis, de contenus, de soutien financier et bien d’autres éléments. Alors quand on dit qu’on s’est fait tout seul, ça me semble un peu exagéré, non ?
Je n’insinue pas que ça a été « une marche dans l’parc » puisque les défis sont nombreux. Pourtant, il faut que d’autres que soi y aient cru. Qu’ils aient soufflé dans nos voiles. Tout seul sur une ile déserte pas de bateau ni de moyen de communication, on aura beau créer la plus belle et merveilleuse crème à base de noix de coco, elle va rester bonne juste pour notre petite peau à nous!
Et pourtant, ceci représentera peut-être un succès pour le ou la Robinson Crusoé qui l’aura mise au point, cette crème miracle ! Est-il nécessaire qu’un grand nombre d’individus connaissent notre travail ou nos découvertes pour dire qu’il y a succès? C’est une réponse à se poser. Et c’est là où la réussite solitaire et la réussite partagée sont distinctes.
Je travaille avec suffisamment de gestionnaires et d’entrepreneurs pour observer que les motivations de chacun sont fort différentes et que leur définition de succès aussi. Certains mettent en haut de l’échelle les gains financiers. D’autres iront pour la qualité des services, d’autres encore viseront le bonheur des employés. Il y aura des nuances selon le type de services prodigués et le type de clientèle. Faire des affaires dans un commerce de vêtements ou gérer une résidence pour personnes âgées amènera de fortes distinctions quant à ce sur quoi le focus sera mis.
Par contre, le point sur lequel je suis absolument d’accord, c’est l’impact de notre attitude sur ce que sera l’issue de notre cheminement. Par exemple, un jeune adulte qui doit payer ses études, son logement tout en accomplissant sa scolarité et en travaillant suffisamment devra y mettre une détermination implacable pour y parvenir. Il ne pourra pas faire dans la demi-mesure. C’est un investissement complet et total. Des sacrifices et des choix. Alors là, ce sera son plein droit de revendiquer sa réussite.
Et la suite dépendra aussi de lui, en plus de la confiance que des partenaires, collègues, investisseurs, clients, complices mettront en lui. Il aura à honorer cette confiance et à entretenir ces liens qui seront si précieux en cours de route.
Bref, on peut ne dépendre de personne tout en devant compter sur la présence des autres dans notre succès. Parce qu’une bonne idée qui n’est pas partagée ou réalisée ne reste qu’une idée. Une fois lancée, c’est là que la communauté opère. Et que la reconnaissance prend tout son sens.
Pour terminer, je partageais à ce même déjeuner la règle incontournable de la crédibilité, soit les « 5 C ». Pour être crédible et établir sa marque, il nous faut ces ingrédients:
- La Compétence: Comment faisons-nous les choses? Quels soins et professionnalisme y apportons-nous?
- La Confiance: comment sommes-nous digne de confiance pour les personnes qui évoluent autour de nous?
- La Cohérence: comment vivons-nous ce que l’on exprime? Encore le walk the talk. Entre ce que je dis et ce que je fais, il n’y a pas d’écart.
- La Constance: comment garde-t-on le niveau de service élevé?
- La Clarté: Comment entretient-on le canal de communication fluide et sans ambiguïté?
Et que vous vous projetiez dans votre rôle professionnel ou dans celui de parent, de membre d’un club social ou dans celui de capitaine de votre équipe de hockey-bottines, c’est pareil ! Les mêmes exigences s’appliquent pour être respecté car ce sont les prémisses du respect de soi.
Je te laisse donc sur cette réflexion.
Je te souhaite de belles semaines à venir,
Chaleureusement (pour compenser la fraicheur du dehors)
Sonia




