Compassion, accueil, bienveillance: trop douillet.te.s nous sommes ?

Comment se déroule ce printemps pour toi ? Vis-tu ce que tu souhaites ? Expérimentes-tu du beau, du bien et du plaisant ? Je l’espère. Vraiment. Il serait pourtant possible que la réponse soit: “Non pas pentoute !” Et ça fait partie de la vie.

Je lis beaucoup sur toutes sortes de sujet. Je souhaite toujours faire que mon intention de coach et l’impact que j’aurai soient des plus positives. Donc, depuis quelques jours, je suis dans la lecture de “Consolations, Celles qu’on reçoit et celles que l’on donne” de Christophe André. En même temps, je lis “L’Esprit du leader” qui aborde a sphère professionnelle. Et ce qui me frappe, c’est la place qui est donnée à l’importance de la compréhension et de la douceur face aux différents défis que nous devons affronter.

C’est vrai qu’à d’autres époques, le meilleur conseil était: “Botte-toi le derrière pis grouille!” face à toute situation qui nous paralysait. L’habitude de baigner dans sa peine et son désespoir n’était pas très populaire chez les adeptes de l’auto-motivation furieuse! On pouvait se baigner dans le rhum et s’y noyer, en autant que le lendemain, on soit passé à autre chose. Je généralise, évidemment ! Vous commencez à me connaitre 😉.

Bon, il n’en reste pas moins qu’avancer était recommandé et s’écraser était à proscrire. Je me rappelle certaines phrases entendues ici et là telles que “Le monde s’écoute ben’trop !”, et “Ben voyons qu’on se remet pas d’une peine! Un moment donné, faut passer à d’autres choses!” et la célèbre “Braille un bon coup, tu pisseras moins!” Et ce n’était pas des suggestions. Non. C’était des VÉRITÉS !

Puis le temps a passé, les époques se sont succédés, les choses ont évolué et aujourd’hui, on se permet davantage de vivre ses émotions, de traverser les épreuves et de se donner l’espace pour intégrer nos expériences. Et c’est tant mieux ! C’est lors de cette intégration qu’on comprend ce qui nous a blessé, ce qui nous a amené à plier les genoux, ce qui a provoqué que l’on se soit échoué dans notre lit pendant quelques jours. Et la beauté de se relever et de réaliser que, même en croyant qu’on avait courbé l’échine sous le poids de la souffrance, on a su retrouver la force de se relever et, donc, qu’on la retrouvera certainement encore.

Dans mes lectures, il y a ce passage sur l’équanimité, qui est certainement un état auquel j’aspire de tout mon être !
” L’équanimité est définie par un calme mental, un sang-froid et une humeur égale. C’est le propre d’un esprit équilibré en dépit des événements positifs comme négatifs. (…) C’est l’art de voir les succès et les tragédies de la vie comme les flux et les reflux sans se laisser emporter par eux, ni vers le haut ni vers le bas. L’équanimité est un aspect essentiel de la compassion envers soi-même et de la capacité à se diriger soi-même parce qu’elle nous apprend à maintenir un équilibre face aux phénomènes tels qu’ils se présentent, à entretenir une clarté d’esprit face aux aléas de la vie et à les accepter.” (L’Esprit du leader, Éd. Alisio)

Alors sans compassion envers soi, sans accueil de ce qui est vécu et sans objectivation sur la façon dont on a traité l’événement, il y a bien peu de chance qu’on en retire un quelconque apprentissage. On se percevra comme victime, comme perdant et peut-être comme tributaire du gêne de la badluck!

Pour sa part, la consolation venue des autres nous rappelle combien les liens que nous entretenons peuvent être puissants et porteurs. Parfois, c’est par cette permission d’autrui que s’entreprend le chemin de la réparation intérieure. Car nous pouvons être un juge extrêmement dur à notre endroit. Le plus sévère en fait! Alors cette main sur l’épaule qui nous dit “Je suis là” est un baume. Nous rassure à la fois sur le droit d’avoir mal et sur la possibilité de l’exprimer.

Enfin, de Christophe André, psychiatre, cette description : “Le désir de consolation ne relève pas seulement de l’empathie, de la compréhension, du désir de soulager ou de faire du bien. Certes, il y a tout cela, mais il y a aussi tout ce qui va au-delà: la consolation est un acte de fraternité, par lequel on se sent moins seul au monde, que l’on soit consolé ou consolant; car tout humain consolant pressent qu’un jour, peut-être, ce sera son tour de souffrir.”

En fait, pour terminer, je répondrai à la question du titre: je dirais que pour être un meilleur humain, il faut avoir cette faculté d’accueillir l’autre dans ce qu’il est, tout en s’accueillant soi-même tel que nous sommes. Et trouver l’équilibre dans cette dynamique courageuse qu’est l’ouverture. Alors, pas trop douillet.te.s. Simplement humbles…

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