Et si je commençais par commencer!

Quel drôle de titre, non ?

Toi, quand tu commences quelque chose, as-tu commencé par commencer où tu t’es lancé “yinque d’une traite”?

Moi, honnêtement, je dois toujours me préparer avant. Ça se fait d’une bien bizarre de façon, mon affaire. En fait, ça se fait sans vraiment que je m’en rende compte. En NOVA, je dirais que c’est mon Jaune dans le plafond et mon bleu presqu’absent qui créent ça. Trop de structure me génère un stress de fou. Je me suis demandée souvent pourquoi je me retrouvais dans cette zone d’inconfort. Qu’est-ce qui pouvait bien provoquer cet effet!

Juste ce matin, je rencontrais une belle âme que je connais depuis des années et dont je connais les aptitudes professionnelles. Suite à un petit commentaire lancé il y a quelques mois disant que j’aurais bien besoin de me faire organiser (pas le portrait, mais l’agenda), elle m’a envoyé un tout petit message la semaine dernière: Pssit, Sonia, si tu as toujours besoin d’une adjointe pour quelques tâches, fais-moi signe. 

Eh Pinotte ! Le p’tit battement d’coeur qui s’active parce que là réside toute ma zone de fragilité et de vulnérabilité: lever le voile sur mon organisation désorganisée de niveau championne olympique. C’est d’ailleurs à peu près ce que je lui ai répondu:  Faudrait se rencontrer pour que je te nomme mes besoins et voir si tu veux/ peux travailler avec un spécimen de désorganisation comme moi

Parce que vois-tu, mon ego en a eu pour son rhume des commentaires sur ma façon assez rock’n roll de structurer sans structurer. Certaines amies-ex-collègues-enseignantes se plaisent d’ailleurs à me le rappeler occasionnellement ! “On sait ben, Sonia pouvait se partir une activité d’arts plastiques parce qu’elle avait eu une super idée sur l’heure du lunch.” Ou “Comment ça deux évaluation de lecture la même journée ? Y a juste elle pour faire ça!” Et sous la boutade sans méchanceté, elles vont se reconnaitre et en riront, j’entends encore mon incapacité à suivre un plan de match très encadrant. Donc à être une professionnelle professionnelle… Tu me suis?

Quand j’ai complété mon profil NOVA, j’ai su. J’ai su que je ne pouvais pas travailler dans la structure car je n’en avais pas les habiletés et que ça me coupait de mon plaisir, de mon besoin d’agréabilité et de spontanéité. J’ai compris aussi que ça me coutait cher en efficacité et en énergie. En fait, le mot que l’on m’a remis lors de la fête de mon départ est CRÉATIVITÉ. Je l’écris, pis ça me dit encore “Quoi, moi, créative ?”

Oui, parce que c’est aussi dans mon Vert de NOVA: je me donne des méthodes personnelles. Et de plus en plus j’assimile cette façon “créative” que j’ai d’aborder la vie, les tâches, d’organiser mes obligations et d’y mettre les ingrédients dont j’ai besoin. Mes idées jaillissent pendant une course, quand je conduis ou que j’écoute de la musique. Elles naissent d’une annonce, une émission ou une entrevue que j’écoute. Mais le plus souvent, elles me tombent dedans. Comme si une graine avait été semée à mon insu et que tout à coup, elle se dévoile la première feuille. 

Donc, pour revenir à mon titre sur commencer par commencer, je devais commencer à en parler et à me faire à l’idée avant de commencer à déléguer certaines tâches. Autre exemple, quand on a déménagé, j’ai dû commencer par visualiser ce que ce serait avant de commencer à vraiment m’y projeter (autant les boites et les trucs plates que l’installation et le bout le fun!). Le choc aurait été trop grand si je ne l’avais pas fait. Quand j’ai pensé que je voulais améliorer mon anglais, j’ai testé différentes façons d’y parvenir. J’ai commencé mon apprentissage jusqu’à ce que je débute finalement mes cours avec une école reconnue. 

Quand j’ai démarré mon balado “Ça dépend de toi”, j’ai commencé par expérimenter ce que ça pouvait être en enregistrant un premier épisode et ensuite, selon ce que cela m’apportait comme satisfaction et alignement, j’ai commencé sérieusement à le nourrir. Ce premier commencement est une sorte de test que je fais avec moi-même avant de me lancer définitivement. C’est cette espèce de droit à la non perfection, d’essai-erreur, de tentative sans attente qui me permettent ensuite d’être libre de décider si je continue ou non. 

J’ai démarré quelques programmes de cette façon. Pas d’étude de marché, de statistiques et de données probantes. Juste du désir, de l’enthousiasme et un sentiment de devoir le faire. Tous m’ont permis de mieux comprendre ce qui fonctionne pour moi, quels sont mes besoins et où je souhaite cheminer avec les participant.e.s. Aucun ne représente un regret ou un “quel temps perdu!” Aucun ! 

Alors voilà pourquoi j’ai décidé de commencer à déléguer. Parce que j’ai commencé par y penser il y a belle lurette, mais je ne me décidais pas à commencer à le faire vraiment. Là c’est fait !!

J’ai des sueurs un peu froides et les mains un peu moites face à des peurs qui montent: Et si je suis la reine des poches en délégation? Et si je suis la championne de la non capacité à déléguer? Et si je me retrouve à devoir faire face au “Issssshhhhh, c’est pire que je pensais, je ne peux pas travailler avec toi !”? 

Finalement, c’est en tout et pour tout une RÉFLEXION ACTIVE quant à une situation désirée. C’est de tourner la terre en même temps que de regarder quelles sortes de légumes vont sortir de là, et quelle allure ils auront. 

Je vais t’en redonner des nouvelles ! En attendant, je vais commencer par commencer à réfléchir à la structure que je veux avoir dans ce cadre-là. Une structure souple dans un cadre mou, ça doit bien exister 😉

En espérant ne pas t’avoir trop mélangé.e,

Chaleureusement, 

Sonia

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